22 janvier 2018

Nueva Germania - Une conversation avec Théo Lessour

Quelques mots avec Théo Lessour à propos de son Nueva Germania, qui va sortir en mars prochain.

Théo, jusqu’ici tu as travaillé sur la musique (Berlin Sampler et Chaosphonies, tous deux chez Ollendorff & Desseins) ; comment en es-tu venu à écrire Nueva Germania ?

Par hasard. Un ami vous envoie un lien Wikipédia, vous le lisez, votre cœur s’accélère un peu. Je n’ai pas pensé « Oh, je vais écrire quelque chose qui ne parle pas de musique cette fois », mais j’ai commencé à plonger dans cette histoire et à réaliser que j’écrivais dessus avant même d’avoir vraiment formalisé le projet… De là je me suis dit qu’effectivement il était peut-être temps pour moi de faire une escapade hors de la musique…

Je crois que le fait que le personnage principal soit aussi odieux et aussi idéaliste à la fois m’intéressait beaucoup… Philippe, qui m’a parlé de Nueva Germania pour la première fois, est réalisateur de films, on a un moment pensé essayer de pondre un scénario de cinéma autour de cette histoire. L’idée a été mise de côté mais à ce moment-là j’étais déjà trop plongé dans tout cela pour abandonner.

Qu’est-ce qui t’a tant intéressé dans la vie pathétique de Bernhard Förster ?

L’absurdité et l’exotisme de son projet tout d'abord… L’impression de voir en « vrai » un film de Werner Herzog… Aller « retrouver Wagner » en partant vivre dans la jungle la plus marécageuse et la plus isolée possible, ça n’est quand même pas rien… Une joie mauvaise aussi, une Schadenfreude, voir souffrir des antisémites protonazis dans la jungle, c’était un peu Indiana Jones dans la vraie vie… Mais je sentais qu’il y avait autre chose là-dedans, sans encore trop savoir quoi… Peu à peu, comme mes recherches devenaient plus précises et plus profondes et que je me confrontais aux sources brutes conservées de l’époque, les trois thèmes principaux de ce récit se sont plus clairement dessinés.

D’abord, l’histoire d’un homme qui a une idee stupide et s’y accroche, en fait une affaire d’honneur et de fierté, et en meurt. L’histoire d’un coeur malade à la poursuite de sa fierté. L’histoire d’un idéaliste romantique, aux idées dévoyées, affreuses, dans lesquels pourtant il met toute sa soif de pureté, d’élévation… D’un homme chevaleresque, au mauvais sens du mot, qui pèse l’estime qu’il a de lui même à sa capacité à l’idéalisme. La seule image qu’il peut accepter de son miroir est celle d’un « grand homme », tout dans sa vie est une poursuite d’une grandeur à peu près impossible à atteindre – et on finit par se demander d’où lui vient cette exigence… Ce sentiment de fierté blessée nous coûte à mon avis très cher en 2018. Aux États-Unis par exemple, ç’a clairement été le moteur de l’élection de Trump, de l’émergence de l’alt-right… Je crois aussi que Daech recrute autour de ces questions de fierté, en se positionnant comme une organisation capable de redonner de la fierté d’exister à des gens qui l’ont perdue en chemin. « Tu mourras, mais tu mourras fier. » Plus elle est blessée, la fierté, plus la réparer demandera dans la tête de celui qui s’estime rabaissé en dessous de sa condition un geste extraordinaire… Et d’ailleurs, évidemment, j’ai moi-même dans mon existence eu quelques épisodes de fierté malmenée qui m’ont beaucoup marqué et m’ont conduit à m’y intéresser… Je ne prétends pas du tout avancer une théorie là-dessus cela dit, simplement en faire un genre d’étude de cas, rien de plus.

Ensuite un exotisme, un voyage au Paraguay et dans l’Allemagne des années 1880. Quand on commence à se prendre au jeu de la recherche, tout devient passionnant. Les objets, la nourriture, la vaisselle, les vêtements, techniques agricoles, machines à vapeur, les transports, le télégraphe. Les prix. Le commerce. Mais aussi, au-delà des idées, les mœurs, les manières de s’exprimer, de se comporter… Là dessus, les pionniers, les chevauchées dans la jungle, les propriétaires terriens, les indiens, les peones, etc., etc., etc. J’espère que le lecteur retrouvera cette joie de voyageur spatio-temporel…

Enfin, et peut-être surtout, même si j’avoue que ce n’était pas la première chose qui m’a attiré dans cette aventure, une réflexion sur les « poisons de l’Europe » comme le dit Nietzsche, l’antisémitisme et le nationalisme, pris à l’heure du loup, à l'aube de la catastrophe… C’est assez terrifiant de voir que le discours actuel de l’alt-right et des divers conservateurs « décomplexés » est exactement le même qu’en Allemagne en 1880. Le passé idéalisé (Make XXX Great Again). L’ennemi intérieur. L’Aryen qui est toujours une victime (en 1880 déjà, à l’heure de la colonisation de l’Afrique et de l’Asie, l’Aryen était bien évidemment une victime, il luttait contre sa prochaine disparition, etc.). Franchement, l’histoire nous ressert les plats à l’infini. Le passé éclaire donc évidemment le présent…

As-tu fini par ressentir de la sympathie pour Förster, qui n’est quand même pas exactement un héros sympathique ? As-tu eu la peur de lui donner un nouvel espace à lui et ses idées ?

Ah. La question qui tue. De la sympathie non jamais. De l’empathie, oui peut-être, parfois. Un intérêt d’entomologiste pour la manière de son comportement. Et, à un ou deux moments, de l’impatience : quand il explore pour la première fois le Paraguay pour chercher un terrain à Nueva Germania, qu’il a une phase presque extatique, j’ai le sentiment qu’il aurait pu être guéri et donc oui, je crois qu’à ce moment je souhaite sa guérison, je souhaite pouvoir ressentir de la sympathie pour lui, parce que vraiment ses idées sont une maladie et on peut peut-être espérer qu’il s’en tire, qu’il finisse par les exorciser, qu’il puisse consacrer sa folle énergie à autre chose… J’avais un ami d'enfance devenu petit fasciste à 16 ans, il traînait avec le GUD. Il s’est retrouvé un jour en couverture de l’Express ou de l’Obs un cocktail molotov en main, un foulard sur la gueule, une croix celtique sur sa veste en jean. À ce moment-là, il a réalisé, en voyant la couv chez lui, ses parents qui lisaient le magazine et ne savaient même pas… Et sa phase fasciste s’est terminée d’un seul coup. Il s’est vu dans sa pitoyable réalité… Pour parler comme un curé, il a été sauvé, il s’est sauvé lui même plutôt… À 16 ans c’est encore possible de se guérir. À 45 évidemment, c’est plus compliqué…

Bon, quant à la lumière sur ses idées. Non, c’est l'inverse. Ces idées sont là, qu'on le veuille ou non… et je ne crois pas que Nueva Germania va aider à leur diffusion, j’ai le petit et humble espoir que mon texte puisse même aider à mieux lutter… Je crois qu’il faut les connaître. Je n’ai pas du tout envie d’en débattre, parce ce que ce ne sont pas selon moi des idées sur la manière d’organiser la société, mais des produits de pathologies qu’on rationnalise ensuite comme des « grandes » idées. C’est en tous les cas comme ça que je le vois chez Förster. Je n’ai pas du tout envie de débattre avec un Finkielkraut sur la cinquième colonne islamiste qui va manger la France. J’ai envie par contre de savoir quel genre de ressentiment nous mène à cette galère. Quel genre de blessure intime l’a mené, lui, Förster, dans le trou qu’il se creuse… Et de là, peut-être, comment on pourrait trouver des dérivatifs au ressentiment (je suis un soixante-huitard égaré et je crois au pouvoir de l’art, de l’extase, de la sexualité…), et à l’humiliation systémique que nous fait vivre le capital. C’est à mon avis la clef de nos infinies emmerdes. Le capital. Les vies misérables, ou au moins le sentiment d’avoir une existence misérable…

Cela dit, Nueva Germania raconte une histoire qui doit se suffire à elle-même. Je ne prétends pas du tout poser avec cet ouvrage la moindre théorie formulée depuis son A jusqu'à son Z. Peut-être juste une méditation, un début de réflexion.

 

Nueva Germania, par Théo Lessour, aux éditions Ollendorff & Dessein.
115 × 178 mm · 196 pages · 12 €
ISBN 978-2-918002-11-6

nueva-germania.ollendorff-et-desseins.com

21 janvier 2018

Nueva Germania, le nouveau Théo Lessour à paraître en mars 2018

Il semblerait que les posts se raréfient sur ce blog. C'est vrai. Mais l'activité reste intense, sinon au niveau de la collection Le sens figuré, du moins au niveau de la maison d'édition.

À paraître donc en mars prochain, le nouveau livre de Théo Lessour, auteur du Berlin Sampler et de Chaosphonies. Il s'intitule et traite de Nueva Germania, le projet colonial délirant de Bernhard Förster, beau-frère de Nietzsche, illuminé par la représentation de Parsifal à Bayreuth et qui se crut appelé à régénérer la race aryenne en pleine jungle paraguayenne. L'antisémitisme viscéral de Förster révulse, mais il nous fait aussi toucher du doigt les mécanismes qui agitent certains esprits contemporains dont l'influence est autrement plus pernicieuse que celle du petit professeur de Naumburg.

Nueva Germania retrace ce parcours totalement fou, pathétique à tous égards, mais — en même temps, dirait Macron — éminemment romanesque par la tournure tragique que prirent les événements. Théo Lessour nous fait voir de l'intérieur comment cet esprit maladif (et ceux qui l'entourent) élabora son projet, le mit à exécution puis, peu à peu, sombra devant les coups de boutoir du réel qu'il avait cru pouvoir dédaigner. Allemagne du Deuxième Reich, vapeurs sur l'Atlantique, découverte de l'Assomption et fréquentation des indiens Tobas : Nueva Germania ne ménage pas sa peine pour transporter le lecteur dans un univers insoupçonné. Les méditations qui en émanent sont de celles qui vous marquent pour longtemps.

Un site dédié au livre permettra d'en apprendre un peu plus, en attendant la parution du livre, prévue pour le 10 mars 2018.

nueva-germania.ollendorff-et-desseins.com

Par avance, bonne lecture !

Nueva Germania, par Théo Lessour, aux éditions Ollendorff & Dessein.
115 × 178 mm · 196 pages · 12 €
ISBN 978-2-918002-11-6

15 octobre 2016

Deleuze & Guattari à vitesse infinie - Volume 2

Deleuze & Guattari à vitesse infinie - Volume 2

Deleuze & Guattari à vitesse infinie - Volume 2

Si infinie soit la vitesse, si le parcours lui-même est infini, il faut bien patienter un peu. Mais la patience est toujours récompensée.

Le second volume du Deleuze & Guattari à vitesse infinie est désormais publié !

Le très attendu second volume de cette introduction à la pensée-couple de Deleuze & Guattari, qui aborde la nature de l'histoire (des hommes et de la terre, du nomadisme, du capitalisme triomphant) et de la pensée, ce pli de la nature qui embrasse le monde en même temps qu'il le crée. Un pur concentré de vertige déployé par Jérôme Rosanvallon. Le tout sur 312 pages abondamment illustrées par Benoît Preteseille.

Le livre devrait être disponible dans toutes les bonnes librairies. Et il l'est en tout cas sur ce site.

Tous les détails ici : www.lesensfigure.fr/deleuze-guattari

9 septembre 2016

Vous avez dit teasing ?

I <3 D&G (2)

(Nous ne sommes au courant de rien.)

15 avril 2016

Note de service relative à la mobilité du sens figuré

Le Sens figuré, version mobile

Le Désert des Tartares (ou peut-être le Rivage des Syrtes, je n'ai jamais très bien su ce qui expliquait les deux livres) avait été réinterprété en son temps par Jacques Brel dans une chanson qui le tirait, si je me souviens bien, plutôt vers le Don Quichotte. Mais qui préservait malgré tout cette mélancolie fin de siècle qui fait tout le charme de ce(s) roman(s).

Et qui imprègne quelque peu depuis plusieurs mois le site du Sens figuré.

Le Sens figuré, version mobile

Car nous aussi, nous attendons Godot.

Godot. Avec un G comme Guattari et un D comme Deleuze. Et un T comme tome et deux O, car il s'agit du tome 2.

En attendant ledit Godot, le site s'est quelque peu modernisé pour faire droit aux appareils mobiles. (L'ennemi sera fortement mobile, n'en doutons pas. Hors de question de nous enterrer.)

Ironie de la chose, le présent blog n'est pour le moment pas concerné et reste furieusement mobile unfriendly. Nous y travaillons.

Il n'y a rien de particulier à faire. Les mobiles sont redirigés vers la version mobile du site sans coup férir. Cette version est ici : m.lesensfigure.fr.

(Nous ne garantissons en rien le bon affichage du site sur les appareils de la marque Apple™© pour cette bonne raison que nous n'en utilisons pas. Que leurs usagers nous fassent part de leurs déboires si tel devait être le cas.)

19 janvier 2016

Chaosphonies par Théo Lessour

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Chaosphonies est sorti le 18 janvier. C'est le nouveau livre de Théo Lessour, 6 ans après son Berlin Sampler. On peut l'acheter dans toutes les bonnes librairies ou chez nous en suivant ce lien. On peut aussi en lire l'introduction ici.

Nous avons demandé à Théo de nous écrire quelques mots pour présenter ce projet. Les voici.

Le mélomane est comme le dragon sur son tas d'or. Il le recompte pour l'éternité et rêvasse aux généalogies, aux familles, aux vieilles et aux nouvelles querelles.

Je me suis un jour demandé comment formuler le lien invisible qui reliait les musiques que j'aimais ? Y-en avait-il vraiment un ? Le boucan d'un Sunn O))) me donnait l'impression de porter la même flamme que les riddims du jamaïcain Lee Perry qui elles-mêmes ne me semblaient pas totalement étrangères aux manipulations du Velvet Underground, de Can, de Coil, du musicien concret Luc Ferrari, de certains Tom Waits et Merzbow et tous ces trucs industriels, rock psychédélique, post-punk, et même de certaines oeuvres techno un peu tordues. J'y retrouvais la même chose, ou si l'on préfère je les aimais pour la même raison encore informulée. Etait-ce la manipulation du Son qui leur tenait lieu de point commun ? Leur manière de se distancer de la pop musique la plus mélodique ? Ou l'indépendance en tant qu'artistes de leurs auteurs, leur refus plus ou moins clair de l'académisme ou même des modes ? Non, rien de tout cela n'était très probant, il y avait autre chose, autre chose de plus excitant… J'ai fini par avoir cette illumination dont je ne savais pas encore si elle faisait vraiment sens ou non : tous ces artistes cherchaient à leur manière à se confronter au chaos. Ma discothèque était pleine à ras bord de ce qu'on pourrait alors appeler des chaosphonies.

Et j'ai ensuite réalisé que de vieux ancêtres comme Louis Armstrong ou Billie Holiday avaient en leur temps porté exactement la même flamme. D'autres noms me sont venus, une véritable avalanche. Et j'ai fini par décider de formuler un peu rapidement une sorte d'axiome : ce désir de chaos est peut-être bien le principal moteur de transformation de la pratique musicale occidentale du vingtième siècle ou pour le dire autrement, l'absolu poétique numéro un des musiciens (du moins des bons).

J'ai alors commencé à réfléchir aux implications et aux enjeux esthétiques de cette manière de penser les choses, j'ai commencé à réfléchir un peu au pourquoi et au comment de ce phénomène de chaosphonies : de quelles tactiques usent les musiciens pour approcher le chaos ? Et pour quelles fins ?

Voici le résultat de mes travaux. Il ne contient ni physique des attracteurs étranges ni mathématiques de la fameuse théorie du chaos. Ce n'est pas non plus un livre de musicologie, ni tout à fait un livre d'histoire de la musique, ni vraiment un livre de théorie de la noise.

Mais plutôt une méditation musicale sur… Non, pas de spoilers.

Le véritable sens de cette poursuite du chaos n'est bien entendu révélé qu'à la fin.

chaosphonies.ollendorff-et-desseins.com

15 mars 2012

K83 (elle sera vêtue d'un impermeable beige et portera des lunettes de soleil Armani, le mot de passe est "Echelon")

Salon du Livre de Paris - 2012Salon du Livre, 2012
Nous y serons. Nous y sommes.
K83.
Du diable si je sais où se trouve K83. Tout ce que le site officiel propose, asteure, c'est ce plan-ci. Mais le flair du visiteur fera la différence.

L'an dernier, c'était H55. Nous montons en gamme, semble-t-il. La rançon du succès, évidemment.

5 décembre 2011

Sur la TVA du livre

Nous nous désolons de cette mesurette sur le taux de TVA qui va extrêmement compliquer la vie de tout le circuit du livre (qui a déjà une vie très compliquée), manger les marges et, à la fin, coûter un travail dantesque aux libraires et à la chaîne du livre pour un rendement assez peu probant.

Nous relayons donc ici le texte du MOTif.

Le projet de loi de finances rectificative, voté en ce moment à l'Assemblée et déjà en discussion au Sénat met en place la nouvelle TVA réduite à 7 %. Elle était à 5,5 % jusqu'alors. Le livre est assujetti à cette TVA réduite. La rentabilité de la librairie française s'établit autour de 0,5 % de son chiffre d'affaires avant impôt. Cette fragilité l'empêche de résister au choc de cette progressivité du taux de 5,5 à 7. Alerté par l'ensemble des professions du livre, l'État commence à en prendre conscience. Les députés et sénateurs auront ce mercredi, dans la cadre de la commission mixte paritaire qui se réunira, le pouvoir de proposer un changement de la loi. Le livre étant aussi un produit de première nécessité, l'affirmer à nos députés et sénateurs est vital ce samedi. Je vous invite à leur adresser ce message par courriel dès aujourd'hui: « Madame, Monsieur, nous comptons sur votre appui pour que l'Assemblée et le Sénat s'opposent à l'application de la TVA à 7 % pour le livre. Cela menace directement toute la chaîne du livre (imprimeries, éditions, librairies, bibliothèques) sur tout notre territoire. »

Un petit courrier au député n'est pas toujours inutile.

23 novembre 2011

Hasards et ordres dans le vivant

Jérôme Rosanvallon va exposer aujourd'hui ses théories sur Deleuze & Guattari et le Darwinisme à un colloque organisé par l'ENS de Lyon sur le hasard et la cellule. 

En voici le programme.

Notez la présence d'un petit jeune, Egard Morin (« Notion de vie : la nécessité d’un décloisonnement interdisciplinaire en biologie »), qui chauffera la salle pour Jéjé («Principe de Darwin et stratification»). Go jéjé go ! 

Quand au volume 2 de Deleuze & Guattari à vitesse infinie il est toujours en cours, toujours retardé. L'histoire du capitalisme par le prisme deleuzo-guattarien est un morceau de bravoure assez gigantesque pour justifier que Jérôme ait lu la moitié des livres de la BNF sur l'argent  (les San Antonio mis à part) avant de se prononcer, d'où un léger décalage  avec la date de sortie initialement (et un peu innocemment) prévue. Mais le livre sortira en 2012, dussions-nous pour cela fouetter son auteur avec les bonnes feuilles de la traduction indonésienne d'un manuel de finances publiques. 

12 novembre 2011

Les Larmes de Hegel sont dans le Ve

Les Larmes de Hegel chez Gibert JosephÀ l'occasion d'une visite impromptue dans le Ve arrondissement de Paris, deux événements très sympathiques pour accompagner la sortie de Les Larmes de Hegel : une sélection chez M. Gibert Joseph juste à la sortie de l'escalator qui vous conduit au 3e étage (ci-contre à gauche)…

Les Larmes de Hegel chez Compagnie… et une vitrine (oui, monsieur, une vitrine) chez Compagnie ! (ci-contre à droite)

Nous exprimâmes toute notre émotion auprès des chefs de rayon pour ces mises en avant. D'autant que, pour l'une, le voisinage avec Les Cinémas de Gilles Deleuze ne pouvait faire plus plaisir à M. GG. (Pour ma part, je trouvais le voisinage avec le Kant-Lexikon très chic aussi.)

Il ne nous reste plus, à nous, qu'à rendre visite aux belles et bonnes librairies de la rive droite pour compléter ce tableau radieux.

Et à vous, lecteurs avisés, qu'à confirmer les libraires dans leurs choix éclairés !


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