25 janvier 2011

Verriez-vous Hegel de gauche ou de droite ?

Hegel : de gauche ou de droite ?C'est étonnant, mais on n'atteint pas de consensus sur cette question. La moindre recherche sur un moteur du même nom (cf. un clic sur la vignette ci-contre) plonge le chercheur dans une perplexité sans bornes. Ce qui, entre parenthèses soit dit, ne redore pas non plus le blason des dits moteurs.

Car les reproductions ne s'accordent pas. Non. Du portrait de G.W.F. par Schlesinger, vous trouverez tant la version où il se présente de trois-quart droit (wrong) que celle où il se présente de trois-quart gauche (right). Mention spéciale pour ce site de vente de posters pour chambres d'étudiant, qui n'hésite pas à faire l'article des deux versions. La faute peut-être aussi à la Alte Nationalgalerie de Berlin qui ne propose pas sa version, forcément autoritaire.

Notez que les plus avertis s'y laissent prendre : Lectures de Hegel comme Une intrigue criminelle de la philosophie par exemple arborent sur leurs couvertures respectives des reproductions inversées du portrait du Maître. Comme quoi.

(Ou alors s'agirait-il d'un moment particulier dans notre cheminement vers la vérité de ce portrait ? Un travail du… négatif ?)

6 octobre 2009

Isabelle en Italie


Isabelle Boinot nous envoie de ses nouvelles depuis la Transalpie. C'est chaud et sucré, et foutraquement boinotien. Il n'y a pas que Michel Foucault dans la vie.

29 avril 2009

Et qu'en dit Kandinsky ?

Vassili Kandinsky - Jaune Rouge Bleu - 1925On ne le saura pas : il est mort. Et peu importe : l'exposition à Beaubourg va le dire assez, une visite privilégiée récente me l'a fait comprendre sans ambiguïté. M'a fait comprendre sans ambiguïté qu'il y avait là de la matière, évidemment pleine d'ambiguïté. Mais c'est bien ce qu'on demande à la matière en premier, c'est bien pourquoi l'on regarde des tableaux — What else? rajouterait Clooney.

L'ambiguïté est heureuse, parce qu'elle exprime une insuffisance, une insatisfaction. Un désir donc, qui n'a rien d'avenir — ce désir-là n'est pas désir, il est besoin de consommation —, mais qui revient, éternellement revient sur ce qui l'anime, cherche ce qu'il est dans ce qu'il devient — et donc, par exemple, questionne le trait, le point, l'ondulation, questionne la forme, le plan, l'œil et le miroir (l'onde), questionne son questionnement même — et recommence, car c'est bien là le fond de toute ambiguïté : comment tout cela a-t-il bien commencé ?

Il y a de la vitalité à la base du vital dans Kandinsky. Et même une sorte de désespérance, à la fin de sa vie. Ou alors un détachement : ces exercices de style ne sont que les redites de ce que l'on psalmodie sans fin lorsque l'on sait, une sorte de trop-plein qui vous oblige à refouiller votre histoire et vous amène peu à peu à figurer, à tenter de figurer disons, le sens. J'ai parcouru une seconde fois l'exposition à rebours : ce fut tout autant un enchantement. Ça vibre.

♦ Mention spéciale au dossier pédagogique de Beaubourg sur Jaune - Rouge - Bleu.

♦ Je n'ai pas fouillé plus que ça, mais il semblerait que l'étymologie de vibrer ne soit pas très assurée. Quelqu'un aurait une bonne mutuelle ?

12 février 2009

Méditant - Damien MacDonald



« On ne saurait déceler dans ma vie aucune trace de lutte — je suis l’opposé d’une nature héroïque. “Vouloir” quelque chose, “tendre” à quelque chose, avoir en vue un “but”, “un souhait” — toutes choses que je ne connais pas d’expérience. » in Ecce homo, « Pourquoi je suis si avisé », § 9

(Nietzsche l'éveillé progresse bien. Deleuze-guattari, à vitesse infinie aussi, on y reviendra)

18 novembre 2008

Expo Boinot et alii

Isabelle Boinot - dans la margeIsabelle Boinot continue ses coups de crayon, collages et mises en scène. Elle aurait tort de se gêner.

Du 18 novembre au 6 décembre 2008, elle expose son cahier d'écolier aux côtés de ceux d'autres Artéfacteurs de bonne tenue (j'ai retenu Moolinex, Di Rosa et Nine Antico) rue Beaurepaire, à l'espace éponyme, à Paris.

♦ Isabelle Boinot a illustré le Foucault au Sens figuré.

♦ dans la marge, l'expo de l'arts factory ; et l'espace Beaurepaire.

4 novembre 2008

Illustre illustrateur

Les Menines d'Isabelle BoinotJ'avoue avoir été déçu — parfois même tristement irrité — par ce qu'il nous a été donné à voir au Grand Palais de Paris sous l'accroche « Picasso et les maîtres ». Peut-être s'agit-il de la plus faible des trois confrontations, comme on les appelle (les deux autres — rajoutez 12 € à chaque halte — se tenant à Orsay et au Louvre) ; mais vu le battage exercé, comment imaginer une seule seconde un quelconque accès de faiblesse ?

Assumons donc en plein notre veine réactionnaire et pruritaire : nous n'avons eu droit, à quelques rares exceptions près, et nous dirons lesquelles, qu'à des fonds de tiroirs de la production industrielle du maître — quelle idée aussi avait-il de tout garder ! Rien vraiment qui l'honorât ; rien vraiment qui pût faire toucher du doigt l'inventivité de Picasso. Courbet - Les demoiselles des bords de SeineHaro donc sur les Menines, dont on perd tout mystère, toute profondeur (comment le pouvoir affronte-t-il le temps ?), pour n'en plus dégager qu'un motif de papier peint ! La variation sur les Demoiselles des bords de Seine de Courbet se révèle à l'usage infiniment plus enrichissante par ce qu'elle commente, explore et enrichit ; ici, oui, on confronte et on se confronte ; là, aucunement : au mieux, on cherche, on se cherche, on embrouille.

Bien. Et alors ?
— Depuis quand s'épanche-t-on ici ?
— Depuis qu'il est question de savoir d'où l'on parle.

À la relecture du Foucault, comme emblématique, je retiens cette lecture des Menines justement. Parce qu'elle en dit plus sur Foucault, sur sa démarche, sur son mode opératoire, que bien d'autres développements. Bien sûr, aussi, parce qu'elle s'appuie sur une illustre illustration : ça aide. Peu importe en fait la lecture qui en est donnée, presque trop brillante, presque trop histoire-de-l'art-pour-l'art. La démarche suffit, l'intention qu'on y devine, l'élan, la quête. Tout est dit : enquêtez, ne vous laissez pas abuser. Travaillez le trait. Sachez d'où il vient, sachez qui il imite. Vous n'aurez pas assez de toute une vie pour désapprendre.

J'aimerais que le Sens figuré fût cela, une collection de livres qui nous désabusent, au sens où leur lecture retrancherait à nos connaissances plutôt qu'elle n'y accumulerait, ferait le ménage dans nos idées reçues (et non pas recréées), saurait appeler comme le disait si désespérément Debord les bonnes lectures suivantes. Que cela se fasse en commentant des philosophes me paraît sage et bon ; que cela se fasse par confrontation, également. Ni allégeance ni médisance ; mais celui ou celle qui s'arrête et se retourne, évidemment, encourt le sort de la femme de Loth. Cela aura été dit.

♦ À mon goût, il faut relever Homme à la guitare, Fernande à la mantille noire, les natures mortes.

♦ Rien de plus horripilant que ces proses convenues rédigées au dos de votre porte-monnaie : « Ce détournement des œuvres du passé pétri d'humour et d'ironie, manifeste une volonté sacrilège d'aller au-delà de toute tradition picturale comme d'inventer autour des tableaux des scénarios inattendus ou de leur imaginer des dénouements inédits. » (RMN) Relisez lentement ce petit morceau pour en savourer toute l'inanité.

♦ La reproduction du Courbet est proposée ici.

♦ Guy Debord, Panégyrique, Éditions Gérard Lebovici, 1989, pp. 25-6 : « … j'ai eu alors l'occasion de lire plusieurs bons livres, à partir desquels il est toujours possible de trouver par soi-même tous les autres, voire d'écrire ceux qui manquent encore. »

♦ Genèse 19, 26.

Karaté Kid, le retour (nouveau dessin, Gabriel Coutu-Dumont)

ZAKATAK- HAAA
ZAKATAK- HAAA !

Nietzsche arrive et ça va faire mal. Travaux préparatoires en cours, interruptions du chantier à vos risques et périls

7 octobre 2008

Nouveaux Dessins - Gabriel Coutu-Dumont

Nietzsche par Gabriel Coutu-Dumont

Oui, nous avons un Nietzsche en préparation... On en reparle bientôt !

Nietzsche par Gabriel Coutu-Dumont

4 février 2008

Alia - Mouche infinie

Alia Daval - Mouche infinie

11 janvier 2008

Nouveaux Dessins : Isabelle Boinot 2, "Michel"

Isabelle Boinot - Michel Foucault

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