Arthur Rimbaud - Une saison en enfer - Couverture édition 1873
Arthur Rimbaud - Une saison en enfer - Couverture édition 1873

Il existe heureusement de puissants antidotes à de certains poisons. En voici un, d'antidote, admirable d'efficacité, qui balaie — que dis-je, balaie ? qui ratatine, oui ! — les niaiseries de notre Picrochole contemporain.

J'ai de mes ancêtres gaulois l'œil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure.

Les Gaulois étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs d'herbes les plus ineptes de leur temps.

D'eux, j'ai : l'idolâtrie et l'amour du sacrilège ; - oh ! tous les vices, colère, luxure, — magnifique, la luxure ; — surtout mensonge et paresse.

[…]

Si j'avais des antécédents à un point quelconque de l'histoire de France !

Mais non, rien.

Et l'on goûtera également l'envoi de ce Mauvais sang, décidément très prémonitoire, qui commence ainsi :

Assez ! Voici la punition. — En marche !

Le fac-similé de l'édition originale d'Une saison en enfer (1873, 1 franc) est disponible sur Gallica ici :

Nous vous en avons extrait le texte de Mauvais sang dans ce pdf.