Le sens figuré

8 juin 2010

Simple comme une évidence

L'autre jour, je suis resté pensif en lisant ceci, sur des pages d'introduction — rédigées à l'attention des « novices », moi en l'occurrence — à un site Web actuellement plutôt populaire :

Les Âges de l'ouvrier, triptyque 1895-1897, Musée d'Orsay à Paris Sur Facebook, vos « amis » sont les connaissances, les amis et les membres de votre famille avec qui vous communiquez déjà dans la vie. Vous pouvez utiliser les outils de cette page pour rechercher plus d'amis.
[…]
Sans amis, Facebook peut sembler un peu vide.

Compte tenu de la qualité générale de la version en français de Facebook, il faudrait sans doute aller voir ce qu'il en est dans la version en anglais. Mais négligeons cet aspect pour le moment, pour savourer ce monument d'imbécilité, heureuse évidemment. Monument de jobardise, mais cela rendrait la chose presque sympathique. Certes les dites pages ne seront jamais lues que par des emmerdeurs de mon espèce, mais (a) pourquoi alors prendre la peine de les rédiger ? et (b) pourquoi y consigner de pareilles fadaises ?

Je crois que cela tient, en grande partie tout du moins, à un aspect particulièrement intéressant de ce qu'est cette application, à savoir qu'elle ne sait pas elle-même quelle est sa finalité — ni pourquoi elle suscite un tel engouement. Sauf erreur de ma part, c'est un peu la première fois que nous découvrons, à cette échelle du moins (que de précautions oratoires), une application — un outil pour parler comme Heidegger — aussi dépourvue de raison d'être et qui ne recherche même pas à s'en doter. L'utilité n'est plus ni supposée ni posée ni composée. Il y a du Facebook. Il ne s'agit aucunement d'une transparence qui ferait disparaître l'outil derrière sa fonction : sa matérialité est revendiquée (le « mur ») ou espérée (l'« apéro ») ; ni d'un enchantement qui transporterait tous ces « amis » dans un univers féerique ou rêvé ou phantasmé — non : il y a du Facebook.

Dans la petite citation ci-dessus, le mot le plus important est déjà : il n'y a pas à chercher de justification à Facebook, car il est déjà là. De tout temps, et pour les siècles des siècles. Et il y a des amis, il y a de la famille, il y a des connaissances, parce qu'il y a du Facebook. Facebook, c'est ce liant qui explique qu'il y a des amis, des connaissances, des membres d'une famille. Quelque chose d'impalpable mais d'indispensable, qui permet de penser (de sentir, de désirer, peu importe) des amis, des connaissances, etc. Autant se l'avouer : Facebook est un langage — le langage, peut-être. D'où son inévitée tautologie (« déjà », « vos amis sont vos amis », « vos amis sont déjà vos amis » ou bien « vous avez déjà des amis », « vous êtes déjà un ami »…) : puisque vous communiquez déjà avec vos amis, familiers, connaissances, c'est que vous facebook.

Évidemment que Facebook ne vise rien : il est ce qui permet de viser (« Je t'ai manqué… — Pourquoi ? Tu me visais ? »). En cela, quelle prodigieuse réussite ! Qui pulvérise même toutes les sottises de son concepteur, lequel croit peut-être encore développer une application logicielle quelconque à but lucratif. Mais croit-il vraiment cela, Zuckerberg ? Peut-être pas. Sa croyance relève plutôt de la prêtrise, je dirais. Une évidence armée. Mais peu importe Zuckerberg.

— Alors, quel lien vers ou depuis Le sens figuré ?
— C'est qu'en Facebook travaille le Concept. Ça n'est peut-être pas tout de suite évident, mais je vous le dis, en Facebook j'entends le Concept qui ronge l'Être. Et je me sens très en retard.
— Si j'étais vraiment sain d'esprit, j'irais poker Hegel. Une dernière fois avant qu'il ne me désinvite. Avant de me retrouver dans l'un peu vide.

♦ La reproduction du panneau central de L'Âge de l'ouvrier de Léon Frédéric me vient généreusement de ce site. Loués soient les moteurs de recherche. (Si j'ai choisi cette illustration, c'est parce que Léon est un « ami ».)

♦ A déjà vu is usually a glitch in the Matrix. It happens when they change something.

27 mai 2010

Puisqu'il est question de la nuit des temps...

teaserLayout.pngEt de cinq ! Guillaume ne s'est pas privé d'annoncer dans cette colonne la venue du cinquième élément de la collection Le sens figuré, le site est enfin mis à jour et rend hommage à L'Odyssée d'Adorno & Horkheimer

Avec une tête d'affiche en page d'accueil et une page dédiée qu'on trouvera ici :

ww.lesensfigure.fr/adorno-horkheimer

Enjoy!

♦ Merci à un fidèle lecteur de la collection pour cette perle de reskinning qui fera rire les plus de vingt ans d'entre nous : wonder-tonic.com/geocitiesizer

♦ La page plus traditionnelle sur Adorno & Horkheimer est ici.

21 mai 2010

Berlin Sampler au Udo Bar le 27 mai

Il n'y a pas que Le sens figuré dans la vie. Il y a aussi Berlin Sampler. L'autre collection de Ollendorff & Desseins, qui démarre bien ! Le Udo bar organise une Berlin Sampler Night où Théo Lessour (auréolé de ce magnifique "Livre du mois" chez Artpress) viendra passer des disques de la playlist du Berlin Sampler avec le DJ Lebapt qui jouera des choses peut-être un peu plus carrossables...

Quand ? le 27 mai vers 20h
Où au Udo bar
www.udobar.com
4 Rue Neuve Popincourt
75011 Paris, France

19 mai 2010

Deleuze Not Dead (Guattari non plus)

Nous recevons pas mal de courrier, enfin à notre petite mesure, de lecteurs plus ou moins fervents qui se plaignent du retard (ÉNORME) dans la parution du deuxième volume de la saga À vitesse infinie. Et bien sachez qu'elle est reportée à la rentrée. Novembre 2010. Et cette fois nous nous y tiendrons. La faute à qui ? À notre auteur, au Jéjé, qui est bien trop consciencieux et qui passe sa vie à élever son niveau. Mais aux yeux de l'éternité ce retard de quelques mois ne pèsera pas lourd !

Toujours est-il chers lecteurs que Jérôme va se faire cuisiner sur ses théories philo/physiques et leurs accointances à un séminaire public à  Paris VII, bâtiment Condorcet ce 21 mai. Voici le libellé de l'annonce officielle : Nous vous rappelons que la prochaine séance du groupe de travail "Philosophie & Physique" aura lieu le vendredi 21 mai, au REHSEIS*, salle Klee - 454A de 14h à 17h autour d'un exposé de Jérôme ROSANVALLON (Paris 7) et Aurélien BARRAU (Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble (CNRS)) « Cosmogenèses (à partir de Deleuze et Guattari) » Les enregistrements audio des séances passées sont disponibles sur : http://2009a2010.free.fr/2009-2010-saintours-rehseis/ au plaisir de vous y voir...

5 mai 2010

Adorno et Horkheimer dans la main

La page dédiée, le lien dans la boutique etc, tout arrive au plus vite. Le livre sera en librairie le 21 mai si tout est according to the plan. Il est très beau (et oui nous avons changé au dernier moment la couleur de de la couverture, le maquettiste a toujours raison). On en reparle !

♦ Addendum du 27 mai 2010 : la page dédiée, le lien, etc. sont finalement arrivés. C'est ici :
www.lesensfigure.fr/adorno-horkheimer

18 mars 2010

L'Odyssée d'Adorno et Horkheimer, l'avant-propos

Nous voilà rendus. Un peu en retard, bien sûr. Pour nous faire pardonner, et en attendant que le livre soit mis en page et imprimé, voici le texte quasi définitif de l'avant-propos de l'éditeur (c'est nous).

***

Ce nouveau Sens figuré nous introduit à l'œuvre d’Adorno et Horkheimer, La Dialectique de la raison, livre souvent décrit comme « fondamental » mais que peu de personnes peuvent se vanter d'avoir lu. Œuvre dense et difficile qui a  énoncé des idées d'une acuité incroyable pour lire notre présent et ses angoisses, très éclairantes sur cette impression généralisée de (très) mal maîtriser une monture monstrueuse, qui va se retourner contre nous.

Voici donc un projet un peu complexe en apparence : relire l'Odyssée d'Homère à travers une relecture didactique des fragments de La Dialectique de la raison qui lui sont consacrés. Mais il nous a tout de suite enchanté. Il insiste avec lyrisme sur un des aspects, parmi les plus forts, de la pensée des deux allemands : la façon rationnelle « raisonnable » de penser qui s'est imposée au moment des Lumières, la voie de sortie de la pensée magique, traditionnelle, religieuse, que nous avons employée en Occident, dont Ulysse est le premier passeur, contient en son sein une violence ineffable, irrationnelle. La raison contient son contraire, elle est d'essence « dialectique ». Adorno et Horkheimer ont creusé cette idée jusqu'en des profondeurs insoupçonnables dont ce livre montre les points saillants, de manière espérons-nous didactique sans être simpliste.

Je me permets une courte anecdote, relative à des faits connus et souvent oubliés et que l'idée grossièrement exposée ici d'une dialectique de la raison peut déjà éclairer d'une manière nouvelle.
En 2001, une épidémie de fièvre aphteuse, maladie souvent bénigne mais extrêmement contagieuse, a conduit les autorités sanitaires anglaises à faire abattre 7 millions de têtes de bétail (pour 2030 cas avérés de maladie selon Wikipedia, les autorités admettant ensuite du bout les lèvres que l'étendue démesurée de la tuerie est en partie due à une « modélisation mathématique malheureuse ») pour protéger la valeur à l'export du « livestock ». Carnage insensé au nom de la pure ratio gestionnaire. Le pays est littéralement à feu et à sang. On creuse d'immenses fosses. On brûle les carcasses. Les bêtes font la queue en meuglant vers leurs bourreaux — des militaires qu'on a mis à la sale besogne. Un gigantesque tableau de Bosch dans la riante campagne anglaise. Des paysans manifestent même pour que cesse le massacre. Certains écrivent des poèmes à leurs bêtes pour tenter de sauver quelque chose d'elles, quelque chose au-delà de leur valeur économique. Mais la décision est irrévocable et l'holocauste — au sens premier du terme — suit son cours.
Je me souviens d'avoir été très choqué par les images de l'époque, sans alors vraiment comprendre pourquoi (je ne suis pas particulièrement militant de la défense des animaux, j'étais d'ailleurs choqué d'être choqué). Ce livre me l'a fait comprendre à retardement. Se glisse en fait dans la réalité comptable de la décision d'élimination quelque chose comme une force sacrificielle, une démence injustifiée. Lové au sein de la « juste mesure » (sur cette expression largement ironique, voir le chant VIII de ce livre, le massacre des « prétendants »), l'appétit du massacre est là, tapi.

Nous sommes dans une situation ambiguë, où la chosification des êtres par la raison — une décision gestionnaire d'élimination des ressources animales, rien de plus — prend à cause de sa dimension inhabituelle la forme d'une sorte de rituel mortifère.

On pourrait même dire que les animaux « sacrifiés » ici sur l'autel de la raison sont déjà morts avant que d'y passer. Leur valeur « comptable » est celle de leur valeur une fois morts. Leur vie ne doit servir qu'à ne pas empêcher leur carcasse d'avoir de la valeur. C'est à mon avis un exemple éclatant de ce que Adorno et Horkheimer appellent la mimesis mortifère : l'identification de la substance vivante à la mort que la raison fige en plus petit dénominateur commun à tout existant.

Ce livre montre ainsi comment Adorno et Horkheimer avaient extirpé de la légende d'Ulysse une lecture lucide de notre rapport biaisé, antagoniste, au monde. Antagonisme né de notre stratégie de survie originelle contre les innombrables terreurs que la nature nous a fait subir. En conséquence, domination de la nature et domination de l'homme par l'homme sont liées par les mêmes prémisses de terreur sourde.
Cette « stratégie raisonnable » conduit donc in fine à se retourner contre le monde, et même contre soi.
Proposer une introduction à ces idées compliquées nous semble tomber à pic tant l'évidence de l'actualité d'une folie de la raison, d'une autodestruction raisonnable, est devenue patente.

L'autre mérite de ce livre est de dévoiler un peu de la diatribe d'Adorno et Horkheimer contre les mathématiques modernes (la crise des subprimes était aussi une crise d'une certaine mathématique), et plus généralement contre la science, qui perpétuent sous le masque de l'objectivité absolue cette violence portée en fin de compte — c'est ce que j'en ai compris — par un désir de réduction du monde à une série d'équivalences confortables pour l'esprit tourmenté (ce désir de tout rendre équivalent à tout est nommé "fongibilité universelle", terme qui raconte magnifiquement le capitalisme).
À bien y réfléchir, cette crise de la fièvre aphteuse peut très facilement être rapprochée de la crise des subprimes, de ces bulles spéculatives où, de décisions uniques absolument valables sur le plan de la ratio gestionnaire naissent des mouvements de panique, des situations de chaos et de violence incontrôlables.

C'est pourquoi nous avons voulu faire cet ouvrage. Il remet comme on dit beaucoup de choses en perspective. Il est d'une actualité absolument brûlante tout en étant tourné vers la nuit des temps. Le constat d'Adorno et Horkheimer sur la raison n'est cependant pas désespéré, il permet au contraire de suggérer entre les lignes un autre rapport au monde qui va bien au delà de l'« écologie », une expérience plus épaisse de la vie, que les dessins de Fred Coché mettent en scène avec un lyrisme et une certaine brutalité poétique tout à fait cohérente avec son propos.



GO pour Ollendorff & Desseins

160pp. Texte : Claudie Hamel. Dessins : Frédéric Coché. 24 euros.

♦ Addendum : la page dédiée à ce nouveau titre de la collection est disponible ici :
www.lesensfigure.fr/adorno-horkheimer

8 mars 2010

L'Odyssée d'Adorno et Horkheimer

... est presque terminé. Pas encore imprimé mais ça ne saurait trop tarder. Fred Coché et Claudie Hamel ont fini. À nous la main. Nous avons traversé l'Hadès (enfin l'hiver) et nous excusons pour notre silence inhabituellement long. Nous revenons très vite en dire plus sur notre 5e Le sens figuré. On peut d'ores et déjà annoncer que ça déchire sévère (si l'on peut se permettre un léger écart de langage).

♦ Addendum : la page dédiée à ce nouveau titre de la collection est disponible ici :
www.lesensfigure.fr/adorno-horkheimer

14 janvier 2010

Des causes premières et de certaines conséquences

La vérité éclate enfin. Remercions-en un récent et savoureux billet sur Evene.

Evene - Lego / Playmobil

Celles ou ceux qui n'en comprendraient pas toute la portée soient honni(e)s à jamais ! On parle ici de philosophie première, et premièrement de l'alternative qui s'est présentée à chacun de nous comme une très lourde énigme soulevée par la sphynge : Lego or Playmobil?

(Et que dis-je “OR” ? — “XOR”, oui !)

Cet après-midi, nous fûmes sur le point de nous prendre au collet. Ça sentait la cour de récré. Avec tous les enjeux insoupçonnés qui s'y accumulent. La philosophie à l'estomac. Rien de moins.

Lego vaincra !

1 janvier 2010

Une année nouvelle toute en Sourire

Soeur SourireNous y sommes. À peu près, du moins, mais nous rouvrons les portes — en nous en remettant à la Providence, qui saura bien pourvoir aux urgences de l'heure, car c'est après tout son métier.

Pour ne rien vous cacher, le succès nous a attiré des envieux (argument du bouc émissaire). Leur science du mal est sans borne (le bouc est fort puissant) et nos armes de dissuasion bien peu convaincantes (portrait de l'éditeur en David). Mais nous leur faisons la nique avec le sourire (clin d'œil) : nous les ignorons superbement et allons de l'avant (verbiage inutile). Les portes du blog sont donc à nouveau grandes ouvertes (la seule info importante, et encore, d'autant qu'on n'échappe pas à la discussion de savoir si grand ici doit bien s'écrire grandes, ce qui heurte le bon goût).

La rédaction vous prie ainsi de bien vouloir l'excuser pour le léger contretemps dû à la remise en état des pages ainsi qu'à la mise en place de quelques antidotes. Vœux de saison en supplément.

♦ Crédit photo à attribuer à cette page, qui ne semble toutefois pas indiquer la source iconographique. Mais je n'entends guère le flamand.

21 décembre 2009

Plus de peur que de mal, mais bien du plaisir...

Nous avons donc subi, à nos corps défendants, une jolie attaque en règle du site, via une faille de sécurité repérée dans certaine obscure routine du fin fond de la salle des machines…

Une première — et, nous l'espérons, une dernière.

Dieu, qu'une telle gangrène se propage vite dans le code ! En ces temps accablants de grippe porcine généralisée (« Dans le cochon, tout est bon ! »), cela titille désagréablement le peu de patience qu'il nous reste.

Mais que notre chère audience se rassure, que nos lecteurs s'apaisent : cette attaque ne devrait pas les concerner. Vos identités, pseudos, adresses IP, numéros de cartes de crédit, comptes bancaires anonymes en Suisse et martingales de l'euromillion ne devraient pas avoir fait le voyage vers la Russie. Car c'est bien de Russie qu'il s'agit ! Les rares traces laissées par les brigands indiquent des IP à l'odeur indécise (du chou ?) mais vraisemblablement d'origine ouralienne… sibérienne même, me souffle-t-on à l'oreille. Bref, Igor et Pavel ont frappé ! — Mais dites donc, à bien y réfléchir : ne s'agirait-il pas d'un leurre ? Ne serait-ce pas une habile couverture de la maison d'en face ? Le sens figuré ne vient-il pas de faire les frais d'une opération montée par… Echelon ?!

Echelon ? Horreur ! Gérant, vous êtes un homme mort ! Fuyez ! Fuyez ! Passez le Rhin, vous dis-je ! Passez l'Elbe ! La Vistule ! La Moskova !

— Les Éditeurs.

PS : le site vient d'être rendu au public après une révision générale. Il se pourrait que son comportement s'avérât erratique. Nous en appelons à votre indulgence. Voire à un signalement des dysfonctionnements. Ce serait un geste civique certain.

8 décembre 2009

A nous Pour


Pour, organe de la FSU, publie via son prestataire Najapresse* un bel article sur notre honorable petite cellule de production. Le papier reprend nos publications, mais mentionne aussi celles à venir et même le Berlin Sampler. Il fait suite à un assez long entretien dans un café parisien où nous quatschames de tout et de rien mais aussi d'Ollendorff & Desseins. Ce fut un très bon moment. Les fédérations syndicales attachent !


* voir par exemple leur journal entièrement consacré au développement durable, en ces temps danois...

3 décembre 2009

A nous l'Afrique


La revue pour l'intelligence du monde, du groupe Jeune Afrique vient de publier un très bon papier sur Nietzsche l'Éveillé (et par ricochet sur la collection au complet). Merci à Mathias Leboeuf pour son enthousiasme communicatif. La série s'enchaîne merveilleusement, et chaque ruisseau vient alimenter le fleuve qui charrie les alluvions d'une pensée fresh. Cliquez sur le thumbnail. La presse attache !

18 novembre 2009

Kültür ve Nietszche, "Avrupa'nın Budası"

L'édition turque de RFI parle de Nietzsche l'Éveillé, semble-t-il suite à l'article de L'Humanité de la semaine dernière.

Nos espions de la Sublime Porte sont sur le coup (ici Pierre Loti en plein travail dans sa propriété de Rochefort), la traduction arrive bientôt.

http://www.rfi.fr/actutr/articles/119/article_835.asp

Kültür ve Nietszche, "Avrupa'nın Budası"

L'Humanité, Yannis Constantinides'in "Nietzsche L'Eveillé - Uyanan Nietzsche" kitabında Alman filozof Nietzsche'nin tezlerine ilişkin yeni sorular getirdiğini yazıyor. Damien MacDonald'ın çizgileriyle süslenen kitapta, ünlü  filozofa "Batının ya da Avrupa'nın Budası mı?" sorusuna yanıt arayan bir yaklaşım ele alınmış. Yazarın, Batıcı "İnsanüstü" teorisyeni Neitzsche'nin "Zen akılcılığına dönüş yapan ve tarihle örtüşmeyen bir çaprma etkisi" yaratıp yaratmayacağını sorguladığına dikkat çekiyor.

Arzu Çakır MORİN

13 novembre 2009

L'Humanité de Friedrich Wilhelm Nietzsche

Magnifique article de Stéphane Floccari dans les pages culture de L'Humanité. C'est aux limites de détrôner Technikart pour la palme du meilleur article sur un ouvrage Le sens figuré (voir notre recension palmée de leur recension, ici). Mettons les ex aequo.

Stéphane Floccari montre ce qui fait l'essence même de cette collection. « Le voisinage des mots et des formes dessinées confère à cette méditation une profondeur redoublée, celle par laquelle le regard plonge à la naissance des choses, en leur simplicité toujours paradoxale. À la manière de Nietzsche jouant de l'aphorisme, les auteurs proposent des effets de juxtaposition dont le sens dépend de la capacité d'interprétation du lecteur. »

Nous n'aurions osé l'écrire. Sur le fond de l'ouvrage, la proposition de Yannis et Damien d'un Nietzsche débarrassé d'un peu de ses atours antéchristiques fait mouche. L'éditeur est ravi.

L'article est disponible en ligne : http://www.humanite.fr/article2755069,2755069.

26 octobre 2009

Art Press


Très bel article dans Art Press sur notre Deleuze-Guattari à vitesse infinie... qui s'étend finalement, tout est dans tout, à la collection dans son ensemble que Elie During a visiblement apprécié malgré un a priori négatif ... Ce qui est le meilleur compliment qu'on puisse nous faire ! Voyez le scan en cliquant sur le logo.

15 octobre 2009

Berlin Sampler


Nous travaillions déjà sur Deleuze-Guattari 2 (le retour de la vengeance), sur Adorno-Horkheimer (Ils ne sont pas contents) et sur Hegel (il peut sauver le monde). Mais pour lutter contre l'ennui, celui qui se glisse dans nos vies le dimanche après-midi quand tous les thés que l'on pouvait boire ont déjà été bus, quand les promenades au parc sont impossibles, la collection de dvd épuisée et le sudoku trop supérieur, quand la langueur l'emporte sur la décision, nous avons en parallèle inventé une nouvelle collection, les Sampler, guides musicaux des grandes villes, celles qui ont un nom en musique.

Le premier volume de la série est à propos de Berlin. Il a été rédigé par Théo Lessour, un musicien/auteur français installé là bas, dont c'est le premier livre.
20 ans après la chute du mur, la musique est souvent le grand absent des commémorations et des réflexions sur la ville de la guerre froide. Elle a pourtant été décisive dans la création de l'identité berlinoise.

Sélection commentée de plus d'une centaine d'œuvres musicales produites à Berlin au cours du XXe siècle, Berlin Sampler peut faire office de guide, au sens touristique et culturel du terme : que faut-il entendre de Berlin pour mieux le comprendre ?

Ce livre propose des clefs pour écouter la ville de l'expressionnisme, du dada, du cinéma muet, du cabaret, du Bauhaus, de l'hyperinflation, des dictatures nazie et communiste, de la guerre froide et du pont aérien, des mouvements alternatifs, de la chute du mur et de la Love Parade. Il donne à découvrir des œuvres souvent oubliées, d'incroyables spécialités locales comme la poésie sonore dada de 1918, le cabaret-revue des grandes heures de Weimar, la musique électroni- que de 1930, le swing sous le nazisme et les bombardements, les hippies communautaires radicaux bruitistes de 1968, le punk sous la RDA, la musique dite « dilettante » des années 80 et la techno « minimale ».

Berlin Sampler sortira en librairie début novembre. Il est distribué par le Comptoir des indépendants, sous l'ISBN 9782918002062. Il fait 368 pages pour 14 malheureux euros. Notez bien l'effort important en terme de prix cher potentiel client. Il est accompagné d'un site où, à titre expérimental, on peut écouter certaines des musiques dont parle le livre : www.berlin-sampler.fr.
Le dossier de presse est aussi à votre disposition.

Un hasard bien déterminé

Didier Deschamps - Coupe du Monde 2008Quelle ne fut pas ma surprise (oh ! ah !) à lire ce soir, en fin d'une dépêche de l'Associated Press, ceci :

Ils sont nés un 15 octobre:
• Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1844-1900)
• L'écrivain irlandais Oscar Wilde (1856-1900)
• Le philosophe français Michel Foucault (1926-1984)
• Le footballeur français Didier Deschamps (1968).

Je m'empresse d'avertir notre Directeur du développement que Le sens figuré en est rendu à 50% de ses objectifs ! Et que les deux prochains titres nous sont désignés par les dieux du télégraphe en personne !

12 octobre 2009

Pop philosophie dans le Phocée


Ils ont débattu, ripaillé, joué, lu, discouru, inventé, spéculé. La semaine de la pop philosophie de Place publique a eu lieu à Marseille. Un compte-rendu de Stéphane Legrand est à découvrir sur le site du Monde. Nous n'y étions pas car nous ne savions pas que ces gens existent. Et eux non-plus semble-t-il. Nous réparerons ça la prochaine fois.

6 octobre 2009

Isabelle en Italie


Isabelle Boinot nous envoie de ses nouvelles depuis la Transalpie. C'est chaud et sucré, et foutraquement boinotien. Il n'y a pas que Michel Foucault dans la vie.

30 septembre 2009

Le sens diplomatique


Cédric Gouverneur nous écrit "... J'ai adoré cet ouvrage : sans être un spécialiste, je m'intéresse à la philosophie de Nietzsche ainsi qu'au bouddhisme, et les parallèles entre ces deux systèmes de pensée m'ont toujours intrigué. Je trouvais par ailleurs indispensable de faire une recension de ce livre dans "Le Monde Diplomatique": moult gens de gauche considèrent encore Nietzsche avec un zest de suspicion."

Voici donc sa recension dans le monde diplo de ce mois d'octobre. Parfois le métier d'éditeur est une joie.


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