7 novembre 2016

Deleuze & Guattari à vitesse infinie - L'interview

Deleuze & Guattari à vitesse infinie

Deleuze & Guattari à vitesse infinie.

Volume 1 : 2009.

Volume 2 : 2016.

Nous avons droit — vous avez droit — à quelques explications. Sur cette lente gestation. Un septennat.

Jérôme Rosanvallon, l'auteur, s'en explique ci-dessous dans l'entretien mené avec son éditeur.

★ Reprenons, Jérôme : le projet a commencé fin 2007. En juin 2009, on sortait le premier volume. On annonçait le second pour 2010.
Il est là, avec six ans de retard. Que s’est-il passé ?

Un grand nombre de choses ! Des événements de pensée (tous les événements étant en fait de pensée dans l’optique deleuzo-guattarienne) couplés à un bouleversement radical et bénéfique de ma vie personnelle… Tout lecteur pourra déjà aisément constater que ce second volume fait le double de pages du premier : il est donc logique qu’il m’ait pris au minimum deux fois plus de temps, soit 5 ans – qui, sur les 7 années écoulées, constitue, si je puis dire, le temps d’écriture effectif. Depuis 2009, ce travail fut en effet entrecoupé par la rédaction de plusieurs articles, dont un long article en anglais pour une revue de biologie théorique et de multiples contributions à des colloques et séminaires.

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9 mai 2016

Spinoza por las bestias

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Spinoza por las bestias

Après le succès manifeste de sa sortie coréenne (voir ici), Spinoza par les bêtes poursuit son tour du monde et vient égayer les étals des libraires… argentins !

On nous mande en effet de Buenos Aires la publication de Spinoza por las bestias, la version en espagnol (castellano) de Spinoza par les bêtes, aux éditions Cactus.

Ariel Suhamy / Alia Daval
Spinoza por las bestias
Traducción de Sebastián Puente
Ciudad Autónoma de Buenos Aires, 2016, Editorial Cactus, Serie Occursus

Page de présentation par l'éditeur

Nous n'osons pas écrire que les Pumas vont se délecter.

★ Mise à jour 12 mai 2016 — Pour les hispanophones d'Europe, le livre est disponible entre autres à la librairie internationale Pasajes à Madrid ou sur la librairie en ligne Picasso.

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Spinoza por las bestias

3 octobre 2011

Les charmes de Hegel

TranshumanismeHegel a défintivement un charme romantique un peu kitsch, ses écrits ont clairement le goût des mœurs d'antan et surtout le fumet d'une pensée triomphante qui ne connaît pas encore le doute, le soupçon systémique du vingtième siècle.

Son truc de l'esprit absolu qui à la fin va gagner la bataille contre les forces obscures du monde, toutes considérées comme de regrettables mais inévitables archaïsmes, vu de 2011, ça n'est pas du plus heureux effet, ne le nions pas…
Le gars ne doute d'absolument rien, c'est sûr…

Les Larmes de Hegel nous aide pourtant à réaliser comme le philosophe peut encore nous servir. Comme finalement, la pensée est toujours bien plus importante que l'opinion. Pas besoin donc de vous mettre les mains dans le dos devant votre professeur et d'essayer de répondre à la question à mille francs : « y a-t-il un Progrès de l'Histoire, et donc une Fin de l'Histoire ? un moment où l'homme va se débarrasser de ses contraintes physiques, où l'homme va devenir absolu ou divin ? » Demandez-vous plutôt, votre exemplaire des Larmes en main : « comment chaque époque a-t-elle pensé SA fin de l'histoire ? » À quoi ressemble par exemple, l'esprit absolu version XXIe siècle ?

Eric Schmidt de Google, la bande californienne des transhumanistes qui veulent inventer l'humanité augmentée 2.0, ne doutent, eux non plus, de pas grand chose… Ici, l'esprit absolu n'est plus qu'un simple saut technologique. La divinité future de la race humaine planifiée par la loi de Moore*. Entièrement contenue dans la silicone et les infra-mondes nano…

Grâce à Google et Facebook, connaîtrons-nous bientôt l'immense félicité de l'upload de notre personnalité sur des bases de données cloud-computing sponsorisées par Coca-Unilever où nous pourrons nous éclater pour l'éternité dans une version socialement stratifiée d'un Second Life redux, où tout (tout !) sera possible dans les limites tracées par nos bienheureux sponsors ?

Voilà à quoi j'ai pu penser en lisant Les Larmes de Hegel et en laissant mon esprit dériver (un peu)…

Les illustrations de ce livre ont une importance particulière : elles remettent la civilisation quasi-divinisée en perspective avec ce qui l'entoure, le chaos du monde… Elles font danser Hegel… Les Larmes de HegelJe veux dire : elles réinjectent l'aridité du philosophe dans le touffu du réel. Un touffu bien onirique et comique, ce qui ne gâche rien. Elles sont belles mais ne caressent pas exactement dans le sens du poil. Découvrir un philosophe pour briller en société, c'est déjà bien. Mais, avec ce qui accroche et ce qui glisse chez lui, questionner les modèles de pensée qui nous gouvernent, les remettre en question en osant quelques bon vieux anachronismes, c'est mieux. Relire le présent avec des idées fortes.

Moi j'aimerais bien que Le sens figuré serve à ça. Je ne suis pas sûr d'aimer la liberté telle que la pense Hegel, mais je suis sûr que la clef de beaucoup de choses dépend d'elle, la liberté.

Les Larmes de Hegel d'Olivia Bianchi et Édouard Baribeaud sera en librairie mi-octobre.
D'ici là, nous vous le proposons en précommande sur le site. Ici, colonne de droite.

* Loi de Moore : conjecture selon laquelle les puces informatiques voient le nombre de leurs transitors doubler tous les deux ans environ (à surface et rentabilité commerciale comparables, évidemment)

13 janvier 2011

LSF7 - Les larmes de Hegel

Hegel, Edouard BaribeaudJ'aime retrouver dans cet instantané de Hegel une réminiscence de Montand dans L'Aveu. Une sorte de terreur froide ; le totalitarisme des pays de l'est aujourd'hui oublié et qui visait sans doute aussi cette « paix civile » que vise l'ordre social hégélien.

Mais le propos n'est pas à l'amalgame. Les larmes de Hegel est un essai — d'empathie, dirons-nous. Empathie pour le développement de la pensée de G.W.F. ; pour son articulation autour de l'absolu — encore qu'il paraisse assez inapproprié d'évoquer un « tour » de l'absolu, disons alors avec Badiou sa « proximité » avec l'absolu ; pour son face-à-face avec la contradiction — avec le négatif.

Olivia Bianchi et Édouard Baribeaud dialoguent ici avec un Hegel plus conciliant qu'on l'imagine, mais plus intriguant peut-être aussi : on arpente de vastes architectures logiques, mais quelque chose cloche — la perspective s'avère faussée, l'écho de nos pas ne résonne pas comme il devrait, l'ombre n'indique pas exactement la source de la lumière ; ce que l'on croyait un simple contrôle des connaissances se révèle à l'usage un exercice d'auto-critique inattendu : ai-je perçu ce travail du négatif à l'œuvre en moi pour ce qu'il était ? — le modèle qui m'assimile au genre humain et tout autant m'en abstrait sans retour. Le propos que je crois authentique — genuine disent les anglophones — et qui se déplie en une citation mille fois ressassée.

La perplexité est de mise, et tel était bien l'objectif, avec son corollaire : fouiller, aller de l'avant, reconnaître le questionnement dans l'apparente réponse — écouter, regarder, s'inquiéter (ne pas s'en inquiéter).

Les larmes de Hegel, écrit par Olivia Bianchi et dessiné par Édouard Baribeaud, est le septième titre de la collection. À paraître au printemps 2011. Nous sommes fébriles.

28 novembre 2010

Il y eut un soir et il y eut un matin

Confucius : « Qui entend le Tao le matin peut le soir mourir serein. » Ajoutons : d'autant plus sereinement le soir que tout était dit au matin. (Évidemment, il faut savoir entendre.)

Une page du Spinoza par les bêtes, en version coréenne

La perche est certes longue comme le nez de Pinnochio, mais ce matin calme de la naissance de la version coréenne de notre Spinoza valait bien l'apostrophe de la présente notule.
Spinoza par les bêtes en Corée ?
— Mais oui, madame !
— Quelle persévérance…

♦ Recherchant « royaume ermite », je suis tombé sur ce conte. Le Web est sans bornes.

♦ Addendum tardif — Un correcteur avisé et vaguement goguenard me fait remarquer de manière pertinente qu'on transcrit d'habitude en Confucius plutôt qu'en Confusius comme je l'avais écrit. Autant vous dire que je suis mort de confucion.

10 novembre 2010

Deleuze & Guattari à vitesse infinie 2

En quête de vitesse infinie. Nous avons encore accumulé du retard. Mais nous brûlons. 

Ce second volume de cette bicéphale saga est en cours de fignolage. Sortie février 2011. Vous y trouverez entre nombreuses choses du capitalisme, de l'histoire universelle, de la durée bergsonienne, du nomadisme,  des chevaux et des fractaux.
Stay very very tuned.

23 octobre 2010

Comment être hors sujet ?

À la réflexion (mais je découvre, je ne fais que découvrir), il semblerait qu'on ait beaucoup glosé sur la rencontre — manquée — entre Hegel et Napoléon, à la veille de la bataille d'Iéna. On peut sûrement y lire ce que l'on veut, dans cette rencontre où l'un voit l'autre qui ne le voit pas, cela ne devrait au final guère prêter à conséquence. Horace Vernet - Bataille d'Iéna (1836) - Musée de VersaillesHegel n'aura pas eu la chance — je crois que nous tenons ici le mot problématique de cette phrase — de cet homme de troupe qu'a saisi Horace Vernet. Mais, tout compte fait, qu'y aura-t-il perdu, Georg ? Ou plutôt, au-delà de la mise en scène un rien pompier de la Raison en action par le biais d'un de ses instruments préférés, qu'est-ce que nous pensons manquer dans ce non-événement pour justement en faire état et aussitôt le repousser ?

— Mais peut-être bien cette mise en scène, non ?

Et le dénigrement un brin condescendant du caractère pompier de l'événement ne révélerait-il pas — plus qu'il ne masquerait — notre soif continuelle d'une représentation ? Sur l'air de : quelque chose, qu'importe — mais représenté ! Nous en serions tous un peu là (sauf ces hardis visionnaires de Tarnac, bien entendu).

Car il est entendu que Hegel est un philosophe pompier. Ennuyeux. Illisible. Réactionnaire. Naïf aussi. Naïf tant au regard des avancées du matérialisme contemporain — ah, mon Dieu, Hawking ! — qu'à celui de l'idéalisme occidental dans sa sensibilité exacerbée — l'exploitation de Dostoïevski est ici une honte. À se demander si le dictionnaire des idées reçues de Flaubert ne répertorie pas une entrée en bonne et due forme, façon : « Hegel : s'est aliéné la raison (regarder son public d'un air entendu). »

Pour le peu que j'en sais, je pense que tout cela est vrai. Je pense aussi que, si vraies soient ces appréciations, elles manquent absolument l'essentiel : la part du rêve, — de l'ambition du rêve, même. Comme ce garçon qui se rêve en Napoléon et rejoue ce faisant la partition de l'esprit en puissance. Rêver, c'est totaliser — et réciproquement. C'est se mouvoir en mouvant le cadre. Sans repère donc, sinon le cheminement, c'est-à-dire tout le chemin fait jusqu'ici, et, comme chacun sait, cheminer, c'est toujours forcément remettre ses pas dans les pas de son père.

(Je suis d'autant plus hors sujet que je n'avais aucune qualité pour l'aborder. Mea culpa. Mais c'était pour la bonne cause (toujours). Celle d'annoncer la fabrication d'un Hegel au Sens figuré. Histoire de voir se pâmer les braves gens.)

♦ Le tableau d'Horace Vernet est reproduit un peu partout et notamment ici. Je lis à cet autre endroit le commentaire suivant : Célèbre tableau relatant une anecdote lors de la bataille de Iéna. Un jeune grenadier de la Garde (représenté en bas à droite) s'exclame « En avant » lors du passage de l'Empereur, celui-ci répondit. « … qu'il attende qu'il ait commandé dans trente batailles rangées, avant de prétendre me donner des avis ». On imagine l'apostrophe que le Grand Homme aurait lancée à Hegel si celui-ci s'était exclamé à son passage « En avant, la Raison ! » Mais peut-être Hegel n'était-il pas du genre à se lâcher de la sorte.

♦ Les hardis visionnaires de Tarnac sont peut-être sots, mais ce n'est rien en comparaison de ce que nous donnent à entendre les préposés à leur traitement judiciaire (dernier épisode ici). Leurs inepties s'avèrent d'autant plus navrantes qu'elles en viennent à nous rendre les prévenus presque intéressants. Mais n'est-ce pas là encore une ruse de la raison ? Les états d'âme de la petite bourgeoisie sont décidément sans limites.

♦ Dostoïevski lit Hegel en Sibérie et fond en larmes de László F. Földényi, Actes Sud, 2008. J'ai été très en colère à lire une si grande mauvaise foi. Qu'importe. Nous savons, nous, que les larmes de Hegel ne furent pas feintes. Pour notamment n'avoir pu lire Les Possédés ni Les Frères Karamazov.

15 septembre 2009

Laissez-moi vous expliquer

XKCD - Locke and Demosthenes

Dès le premier mot du strip, j'ai été pris de court. Renseignement pris — mais peut-on être sûr de quoi que ce soit, aujourd'hui ? —, cela fait encore un roman de SF que je n'aurai pas lu. Je devrais m'en tenir là, penaudement. Mais le “LOCKE Powered by Wordpress” m'a quand même fait bien rire.

(XKCD est un bon pourvoyeur. On vous l'avait déjà recommandé ; on maintient.)

5 novembre 2008

Et qui donc abusa Satan ?

Raoul Dufy - Le serpent - Bois gravé pour Le Bestiaire d'Apollinaire - 1910-1911Dans le Spinoza, je bute sur un passage relatif à — pour être plus franc : d'entre les passages du Spinoza sur lesquels je bute, il en est un relatif à — Adam et la question du bien et du mal (chap. 22 « Le serpent »). Butée logique tout d'abord.

Le premier homme, nous dit Suhamy lisant Spinoza lisant Moïse, n'était ni parfait, ni libre, ni intelligent. Inutile d'invoquer Satan pour expliquer les errements du bonhomme. C'est dommage pour le decorum et nos besoins de frisson, mais ce n'est peut-être pas plus mal, en effet, si j'ose ainsi m'exprimer, pour l'économie d'ensemble de la démonstration. Le premier homme est créé d'une puissance « pourvoyant seulement à l'utilité de l'homme » (hominis solummodo utilitati), cette puissance édictant l'interdit de manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal et assortissant l'interdit d'une menace (vivre dans la crainte de la mort). À ce stade, nous avons donc la création d'un être pourvu de ce qui lui est utile, à savoir les idées adéquates. Mais aussi un petit quelque chose en plus, comme un ressort dramatique.

Toute la difficulté consiste alors à expliquer comment l'être pourvu des idées adéquates a pu choisir de transgresser l'interdit et précipiter notre chute à tous. Comme je l'entends de la démonstration qu'on me livre, soit ce choix est adéquat à la nature de l'homme et ce n'était donc pas un choix (entre des possibles) puisqu'on le dit justement adéquat (nécessaire) à sa nature et alors l'interdit se révèle rien moins qu'un interdit et la menace rien moins qu'une menace, plutôt une prédiction, une pronostication comme les aimait Rabelais ; soit ce choix, depuis longtemps réputé malheureux, est un choix fait après délibération, entre différents possibles donc (to be or not to be…), et c'est que la capacité de délibération du premier homme n'était alors pas exactement adéquate à sa nature, si toutefois on s'accorde à penser que la nature de l'homme, comme de toute autre chose, est de poursuivre son bien propre.

Il semblerait qu'on veuille plutôt s'orienter vers le second terme de l'alternative : « Le péché n’est pas de faire le libre choix du mal, mais de croire au Bien et au Mal. » (Je souligne.) L'explication donnée par Spinoza de ce libre choix vient de ce que le premier homme s'est empressé d'imiter les animaux (dans leurs viles passions) dès lors qu'il les a cru semblables à lui (postquam bruta sibi similia esse credidit, statim eorum affectus imitari inceperit). Mais ne sommes-nous pas ici en train de déplacer le problème ? Par quelle aberration des idées adéquates le premier homme en est-il venu à prendre les passions des animaux pour les siennes propres ? Que signifie ce postquam, ce dès lors que ? Où est le mal ?

Dans ce survol de l'histoire d'Adam, je ne vois pas d'issue. Ce n'est pas tant pour l'envie de m'attacher à la lettre de ce qu'ont dit les uns et les autres, mais c'est que je suis gêné par le côté si évasif du traitement de la question. Pourtant, le premier élément à questionner serait bien celui de l'interdit et de la menace, non pas dans leur contenu, mais dans leur apparition : que nous vaut cette épiphanie de l'interdit et de la menace ? Mais l'histoire, pardi ! Le temps, le récit… Il ne se serait jamais rien passé sinon. Si l'on n'usait pas de cette ficelle, — de cette amorce, de ce ressort, oui — l'histoire du genre humain se résumerait à l'histoire de l'amibe, ou à celle du lion, ou à celle du cloporte. Car le point n'est pas tant de savoir où est le mal que de savoir quand démarre le mal. Alia Daval - EveC'est pourquoi je tiens plus pour le premier terme de l'alternative, même s'il soulève d'autres difficultés : je vois bien pour ma part une pronostication des avanies à venir dans ce péché originel habillé en transgression d'un improbable interdit. D'accord pour laisser Satan de côté, mais il faut aussi laisser de côté Ève et Wall-e — pardon : le Serpent. Nul besoin de faire appel à un élément extérieur pour expliquer l'appel du possible, ce moteur de toujours. Si c'est faisable, ce sera fait ; si c'est possible, ce sera tenté. Ce n'est en rien un choix, ce n'est en rien une transgression. C'est un possible.

♦ On trouve quelques exemples des bois faits par Dufy pour Apollinaire sur cette page. Pour les dessins d'Alia Daval, le plus simple est de se procurer un exemplaire du Spinoza par les bêtes.

♦ On trouve en ligne ces pages (pp. 359 sqq.) du Spinoza et la pensée moderne de Charles Ramond, qui corroborent pleinement le commentaire d'Ariel Suhamy; en insistant plutôt sur le côté « utilitaire » de la démarche du premier homme. Le fin mot du comportement d'Adam est ici qu'il s'est trompé, dans sa recherche de l'utilité, sur la convenance des natures entre les animaux et lui.

30 octobre 2008

Grèce 1 - Allemagne 0

  • Socrate marque d'une tête plongeante sur une très belle action collective
  • Marx, rentré deux minutes avant la fin pour remplacer Wittgenstein, n'a pas suffi à renforcer l'attaque de l'équipe d'Allemagne

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